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Baul Bishwa — Jaan Sufi —

La première famille de Ménestrels du Bengale partage sa Divine Folie

Les chants sacrés du Bengale fascinants et d’une rare beauté..

Une musique jubilatoire et divine, un souffle mystique et puissant…

Cette tradition captivante des ‘tziganesde L’Inde suscite l’émerveillement à travers le monde depuis plus de 600 ans..

Ces ménestrels nomades vont de village en village en chantant l’extase, une tradition spirituelle qui fait fusionner des éléments du Bouddhisme, de l’Hindouisme et du Soufisme.

Un hymne à la vie, comme une transe qui nous emporte

A quoi ressemble la musique des Bâuls, les chanteurs errants d’Inde ‘ A une joie débordante d’être en vie. Pulsation rythmique, comme une transe, qui vous emporte.

Toute la richesse de l’univers semble se tendre entre gargouillement sombres de coups de Tabla…

Les Bâuls sont une communauté de ménestrels itinérants et conteurs mystiques. et jeu charmant/délicieux de flûte.

L’ektara à une corde, le violon et le banjo se mêlent en programme mélodieux au doux langage des chansons Bengali et quand le commentaire roucoulant du khamak se rajoute, on peut sentir la puissance de la tradition de conteurs des 600 dernières années.

La tradition Bâul a toujours été ouverte à diverses influences sans limite de castes ou de cultures. Pour les chroniqueurs de chansons et les divertisseurs philosophiques, les religions mondiales Hindou et Bouddhisme sont source d’inspiration comme la variante mystique de l’Islam : le Soufisme.

On peut trouver un même esprit dans les poèmes contemporains de Subhendu Das Bapi. Simplicité pleine de métaphores, jouant avec plein d’humour et avec des rythmes souples tournant tous autour du seul et unique, de plus en plus exubérant, de plus en plus vite : le mythe de la vie.

Plus qu’un courant musical, les Bâuls transmettent une philosophie nourrie de tolérance. Ils s’efforcent de rentrer en communication extatique avec le divin et pourtant ils rejettent les modes conventionnels de vénération (culte). Pas plus que la conversion n’est leur but. Leur style balance joyeusement entre une tradition sans sophistication, non écrite et une autre de raffinement littéraire considérable.

FOLK ROOTS:

De tous les Bâuls, Purna Das Baul est celui qui en a le plus fait pour passer le mot en dehors du Bengale.

En 1960, en tant que musicien indien, il avait bel et bien une renommée auprès des média qui n’était dépassée que par Ravi Shankar et Ali Akbar Khan. Le fils de Nabani Das Baul, il est la 8ème génération à avoir suivi le chemin des Bâuls mais le premier à avoir porté la musique Bâul aussi loin dans le monde.

Ils ne font pas que jouer de leur instruments, mais chantent et dansent également.

Leur capacité à improviser n’a d’égale que leur amour pour cette musique, qui leur donne énergie, joie passant entre eux et le public. La danseuse apporte grâce et légèreté aux duos extatiques avec Bapi. C’est là que nous atteignons les moments les plus intenses de joie pure qui apparaissent durant les réunions Bâul traditionnelles majeures en Inde : le Mela.

Chanteurs mystiques, moines errants, les Bâuls colportent à travers leurs chants une connaissance essentiellement philosophique, synthétisant les traditions bouddhistes, vishnouites et soufis. On peut les comparer aux « trouvères » du Moyen Age occidental et aux « asik » d’Anatolie.

Vêtus de robes de toutes les couleurs, leurs instruments sont simples. Ils vont de villages en villages prêchant l’amour. Ils n’ont ni maître, ni ordre, et n’obéissent à rien. Aucun des sentiments humains n’a d’emprise sur eux. « Je me réjouis de mon propre amour, parce qu’en amour il n’y a que l’union qui compte. Aussi pour chacun et pour tous je me réjouis dans le chant et la danse ».

UN MONDE DE SAGESSE EN QUELQUES MOTS… :

« Si les êtres humains sont le dénominateur commun dans toute religion, alors aimez l’humanité !»

Comme le sucre qui se dissout en étant mélangé à l’eau, et n’est plus distinct de l’eau, le Bâul est enveloppé par la Création toute entière. « Il n’y a pas de trésors autre que ceux trouvés au fond de soi »

« Si tu peux faire bouger ton esprit avec la musique que tu produis, seulement alors pourras-tu faire bouger d’autres. Si tu pleures en chantant, seulement alors pourras-tu faire pleurer d’autres , Alors que je chante et danse, je veux que les gens chantent et dansent avec moi. Je voudrais ainsi montrer au monde que nous sommes peu différents, car la musique n’a pas de barrière, pas de caste. Avec la participation des gens, je peux montrer au monde que la musique est universelle. »

Quand vous vous aimez, vous aimez tout le monde. Sinon vous êtes égoïste, vous vous aimez vous-mêmes un tout petit peu plus et ne respectez pas votre semblable. Nous sommes tous égaux. Si vous écoutez des chansons Bâul » il n’y a plus de religion. Il n’y a plus d’Hindouisme. Il n’y a plus de Dieu. Plus de mosquée. Il n’y a qu’une chose : l’humain. Rien n’existe que l’humain. » Jaan Sufi veut dire « Le C’ur du Sufi ». Cela a un autre sens en Bengali : Comprenez le Sufi

« Il n’y a pas de trésors autre que ceux trouvés au fond de soi »