Luc Pilartz — Violon populaire en Wallonie Meslanges –
La chaleur des cordes, l’embrasement de la danse!
La plupart des pièces enregistrées sur ce disque proviennent du manuscrit de François-Joseph Jamin, man’uvre et cantonnier né à Meix-devant-Virton, le 27ème jour du mois de pluviôse en l’an dix, soit le 17 février 1802.
En 1869, il signe le certificat de décès de son épouse, Anne-Catherine Félix et c’est la dernière trace que l’on ait de lui. Les autres mélodies sont extraites d’un manuscrit anonyme de la fin du XVIIIème siècle et du Wandembrile, datant de 1778 à Namur.
Sur cet enregistrement, figurent également des compositions, « bagpipe tune » et « the boys of Malin » témoins de nos diverses influences, tout comme aux XVIII et XIXème siècles nous retrouvons au milieu de mélodies wallonnes une valse hongroise, des contredanses anglaises et françaises, une valse de l’opéra « la pie voleuse » de Rossini etc.
Que découvre-t-on à l’écoute de ces mélodies ‘ De toute évidence, des influences de nos voisins du sud, de l’ouest ou du nord, de la matelotte inspirée de la Renaissance française aux contredanses anglaises en passant par des valses aux sonorités quasi suédoises.
Autant d’ingrédients qui ont composé une partie de la musique d’une certaine Wallonie. Aujourd’hui, d’autres vents viennent enrichir notre univers musical et nous amènent entre autres ces musiques d’Europe centrale et des Balkans.
« Violon populaire en Wallonie » peut ainsi être considéré comme un témoignage de l’évolution de notre répertoire et de notre identité culturelle qui, de toute évidence, évolue à chaque pas de l’histoire.
Du point de vue de l’interprétation, les arrangements mêlés aux compositions originales, donnent à l’ensemble un style personnel qui tend à faire ressortir avant tout la beauté des mélodies et leur musicalité particulière, bien qu’elles aient été composées au départ pour la danse.





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