Mario Salvi — Taranteria —

Date de Sortie: 02/2004

Nombre de Titres: 14

La tarentelle, entre musique et miracle thérapeutique de la Campanie à la Sicile, de l’Apulie à la Calabre, toute la richesse des tarentelles par un maître de l’accordéon diatonique.

Tarenterià est l’endroit magique où à la fois les Tarantelles traditionnelles et celles nouvellement composées rencontrent « l’organetto » (accordéon diatonique), un vieux compagnon du vent et du soleil, dont la voix est rendue forte par le souffle de la terre et dont le rythme résonne comme les eaux se jetant dans la mer.

Tarenterià est également le point central où les sons, les sillons, les pas

de danses du Sud de l’Italie se rencontrent, où de nombreux langages

musicaux régionaux sont réunifiés par l’interprétation de l’Organetto.

Le nom de tarantella vient de la ville de Tarente mais également de

l’araignée tarentule (lycosa tarantula). Les tarentelles ont en effet

longtemps été associées à une pratique rituelle, dite thérapeutique, et que Gilbert Rouget considère comme un culte de possession.

Les habitants du sud, essentiellement les femmes semble-t-il, qui se faisaient piquer par une tarentule devaient danser sur le rythme d’une tarentelle appropriée (il en existait plusieurs, chacune correspondant à une variété d’araignée) pour être guéris.

Seule la danse les faisait sortir de leurs troubles.

Mais cette danse ressemble furieusement à une transe de possession et il est donc vraisemblable que l’araignée et sa piqûre aient servi de prétexte ou d’écran à un culte de possession pratiqué dans une Italie trop catholique pour tolérer telle pratique. Des phénomènes semblables ont existé en Espagne et en Sardaigne .

Toujours est-il qu’en Italie, la tarentelle a longtemps été la danse liée à ce phénomène.

Elle est devenue danse essentielle de cette région du pays.

Danse de couples sur deux lignes, elle mime une sorte de parade amoureuse. Parfois, la tarantelle est menée comme un quadrille et les danseurs se voient éliminés les uns après les autres.

Dans le sud de l’Apennin, à Montemarano, elle se danse trois jours durant, pendant le carnaval, en procession le jour, en couples ou en cercle le soir.

Plusieurs compositeurs classiques ont incorporé des tarentelles à certaines de leurs compositions. C’est le cas, notamment, de Liszt, Chopin, Weber…