Au Gré Des Vents — Fraxinelles —

Date de Sortie: 03/2004

Nombre de Titres:-

Blues à l’épinette, valse manouche, scottish pour mandoline, soulignent l’originalité de ce cinquième album.

Les airs traditionnels côtoient des compositions remarquables d’innovation et de liberté.

Le nouvel essor des musiques traditionnelles d’Alsace.

Une musique festive au plus près de la danse.

Un répertoire de musiques puisées dans les fonds écrits par des collecteurs du siècle passé (Lefftz, Pink ou Kassel), mais rejoué avec une sensibilité actuelle en vue de faire revivre ces musiques par le biais de la danse.

Ces vieux airs ont encore quelque chose à nous donner si nous prenons la peine de nous y intéresser, car ils ont vécu, survécu et portent en eux cette simplicité naturelle qui fait leur force.

Pour qu’ils vivent, nous créons des danses, parce que c’est l’assurance que ces airs voyageront et persisteront.

Mais ces chorégraphies sont là aussi pour qu’un esprit convivial et communautaire s’installe dans les bals et pour que chacun, à sa mesure, s’approprie musiques et danses en s’y investissant corporellement.

L’Alsace n’a pas froid, elle continue à danser.

Et les musiques et les danses renaissent de leurs cendres en prenant leur envol au gré des vents.

Ils portent la musique, la soulèvent et l’emportent, à ceux qui ont des oreilles pour entendre et à ceux qui ont des pieds pour danser.

Et le plaisir du partage est tel qu’on les voit continuer à jouer même quand le bal est fini.

Non, les musiciens populaires n’ont pas disparu et les danseurs non plus.

Ce sont deux bonnes nouvelles à colporter au gré des vents et des bals qui fleurissent.

Ce qui nous vient là, c’est la tradition vivante, naissant sous nos yeux, dans notre temps, par la volonté de créer ensemble un monde où l’on se regarde, où l’on existe encore l’un pour l’autre.

Toutes les racines se parlent et se reconnaissent.

Et ces musiques alsaciennes qui naissent aujourd’hui, entre la Largue et l’Ill iront, l’air de rien, se mêler aux anciennes pour porter leurs danses biscornues vers d’autres endroits de résistance et de vie, partout où musiciens, danseurs et conteurs demeurent, feux joyeux contre le froid.