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Dominique Paris — Cabrette d’Auvergne —

Date de Sortie: 05/2000

Nombre de Titres: 29

L’INSTRUMENTISTE :

UNE PERSONNALITE TOUTE EN NUANCES..

Dominique PARIS découvre la cabrette en 1976, instrument dans lequel il se spécialise.

Il forge son jeu en tirant profit de rencontres avec des musiciens de renom, tel que Pierre Ladonne au sein de l’association Cabrettes et Cabrettaires à Paris.

C’est aussi l’immense capacité à s’imprégner de certains styles anciens.

Dans cet album, à travers trente morceaux ou suite de morceaux (principalement des bourrées), Dominique PARIS nous démontre son talent et ses nombreuses ressources.

Dans un style d’une grande précision, souvent incisif, il nous sert tantôt un jeu lié, tantôt une ornementation plus nerveuse, ou bien encore le jeu piqué qu’il maîtrise à la perfection.

La plupart du temps seul, il alterne avec habileté les tonalités de pieds qu’il utilise, s’accompagne de temps à autre d’un bourdon.

A noter le répertoire hétéroclite, on y trouve des standards’ comme La Vicoise, La Ricoise, ou La Rosalie, mais aussi plus inhabituel, des airs de violoneux limousins ou auvergnats.

Pour s’attaquer à un disque de 66 minutes, il faut de la’bouteille’, et Dominique PARIS n’en manque pas.

L’INSTRUMENT :

LA CABRETTE’ L’AME DE L’AUVERGNE.

La cabrette est probablement née au sein de la colonie auvergnate de Paris vers le début du XIXème siècle, d’un métissage entre la musette baroque, qui a apporté le soufflet et le boîtier du pied, et une cornemuse d’Auvergne qui aurait été léguée par le hautbois et sa technique de jeu.

Elle se serait ensuite répandue dans le Massif Central par le retour des Auvergnats émigrés à Paris. Pratiquée à l’origine en soliste, avec accompagnements de frappements de pied rythmiques.

Elle a su s’intégrer aux orchestres musette, connaissant un véritable âge d’or du début du XXè siècle à la deuxième guerre.

Comme de nombreux instruments traditionnels, la cabrette connaît ces dernières années un regain d’intérêt.

La richesse de son jeu si particulier, est parvenu quasiment intact jusqu’à nos jours, grâce à une tradition ininterrompue.

Tradition qui, à elle seule, a de quoi remplir une vie de musicien.

LA MONTAGNE :

Ils sont trente, les titres enregistrés à la cabrette par Dominique PARIS, inutile de présenter son instrument, un emblème des Auvergnats de Paris et de la Haute-Auvergne.

L’écoute de l’enregistrement est tout de suite frappée par les pieds du musicien.

Ceux-ci marquent tous les temps de toutes les mélodies et en font partie intégrante. Seconde chose notable, le choix du répertoire, et donc de l’interprétation.

Le disque fait un tour – presque – complet de standards auvergnats, que chacun pourra reconnaître…

L’interprétation en est’classique’, avec profusion de retour à la tonique, ainsi que l’incursion, sur cinq ou six morceaux, de deux musiciens du groupe DCA…

En jouant la plupart du temps dans la même tonalité, le cabrettaire restreint pourtant les multiples possibilités encore trop méconnues de son instrument.

On en a cependant ici un aperçu avec l’interprétation de la polka à Alfred Mouret et la bourrée à Coutau.