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Patrice Conte — Galoubet –

Date de Sortie: 04/2000

Nombre de Titrez: 17

L’INSTRUMENTISTE :

le comte de la Provence.

Patrice CONTE est né en 1955, à Sainte Maxime, dans une famille provençale.

Il découvre le galoubet-tambourin dans les années soixantes à l’écoute des bandes de tambourinaires qui animent régulièrement les fêtes et les bravades du littoral varois.

C’est au sein de l’école folklorique locale qu’il suivra, pendant trois ans, l’enseignement du tambourinaire fréjussien Bernard Payet.

En 1974, il participa à la fondation du groupe Mont-Jola avec lequel il contribue au renouveau de la musique traditionnelle provençale et tisse conjointement de nombreuses relations avec les musiques occitanes et méditerranéennes.

Depuis la dissolution du groupe en 1990, il enseigne le galoubet-tambourin et transmet la musique traditionnelle en Haut-Vaucluse.

L’INSTRUMENT : LE GALOUBET-TAMBOURIN… LE COUPLE D’INSTRUMENTS EMBLEMATIQUE DE LA PROVENCE.

Solidement installé en Provence depuis des siècles, les tambourinaires, à la fois flûtistes et percussionnistes, ont traversé toutes les époques en évoluant et en s’assoçiant à toutes les pratiques urbaines ou orales, écrites ou savantes, rituelles ou populaires.

Ce disque tient compte de cette très ancienne et complexe dimension du répertoire.

Le jeu instrumental utilisé pour cet enregistrement procède par interprétation de mémoire d’un répertoire essentiellement traditionnel. Les airs de base y sont développés par le recours constant à des variations mélodiques sur lesquelles évoluent les ornementations improvisées (chichi-chiéu).

L’utilisation de la suite d’airs est fréquente.

Le galoubet en deux corps employé est une perce fine de Gérard Superbe.

L’instrument n’est pas tempéré afin de préserver les doigtés et liaisons d’ornementations.

Le tambourin, dont la peau et la chanterelle vibrent en accord sur la tonique ou la dominante des airs, joue un rôle de bourdon rythmique.

Ces éléments font de cet album l’enregistrement le plus complet, le plus étonnant, sur le répertoire provençal mis en avant par son couple d’instruments emblématique.

TELERAMA :

On dit gai comme un pinson’, mais c’est surtout au rossignol que font référence les titres d’euphorisantes musiques provençales pour galoubet et tambourin…

Il en résulte une alerte et allègre musique parfois ponctuée de rythmes aux accents martiaux.

Le couple galoubet-tambourin folâtre aussi bien du côté des farandoles que des pastourelles, des contredanses, des Noëls, des chansons de mariniers.

On y célèbre’Les Esprits follets du Rhône’ comme’Les Chevaux fringants de la Saint-Antoine’